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Une complémentaire santé pour tous ou presque

19/05/2017 - En octobre 2012, devant le congrès de la Mutualité, François Hollande s'engageait à généraliser l'accès à une complémentaire santé de qualité pour les 3 à 4 millions de salariés Français qui en étaient dépourvus.

Conséquence, depuis janvier 2016, les entreprises ont l’obligation de proposer une couverture santé à leurs salariés qu’elles prennent en charge à hauteur de 50%. Pourtant, la mesure prise par l’ancien Président, issue d’un accord national interprofessionnel (ANI), laisse un goût d’inachevé. Si elle a permis à 400 000 personnes de mieux se couvrir, elle a augmenté les inégalités. Parmi les grands exclus, les jeunes, les chômeurs et les retraités sont victimes de tarifs plus élevés en raison de leur âge et de leur condition. Et ce malgré des dispositions telles que la possibilité de conserver à vie son contrat collectif.

Loin de bouleverser le marché comme cela avait été prévu, l’ANI a finalement démarré doucement. Les mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs étaient pourtant dans les starting block dès le départ. « De nombreux chefs d’entreprise ont perçu l’ANI comme un poste de coût supplémentaire, ils ont souvent opté pour les garanties minimales, les moins chères, peu adaptées pour les salariés pouvant déjà être couverts à titre individuel et qui ont préféré garder leur contrat » analyse Olivier Massa, Directeur du développement assurance de personnes et santé chez SIACI SAINT HONORE, dans L’AGEFI ACTIFS du 12 mai.

L’une des raisons : la standardisation des contrats dits responsables qui impose notamment des planchers et des plafonds de remboursement en optique ou pour les dépassements d'honoraires, en échange d'une fiscalité plus avantageuse. Pourtant de nombreux services modulables existent et permettent de répondre aux besoins spécifiques des entreprises et de leurs salariés. Reste à convaincre dirigeants et salariés.