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Fraude au Président : pendant les vacances, redoublez de vigilance

11/08/2017 - D’après une récente étude menée par la DFCG (Association des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion) et l’assureur Euler Hermes (étude « Fraude et cybercriminalité » réalisée en avril 2017), 81% des entreprises ont fait l’objet d’une tentative de fraude au cours de l’année passée. Parmi celles-ci, 58% ont été victimes de la désormais célèbre « fraude au président ». Un préjudice estimé à 550 millions d’euros pour les entreprises françaises depuis 2010.

L’été est une période propice à une tentative d’arnaque. En effet, le patron absent et les effectifs réduits, il est plus facile d’usurper l’identité du président. Les escrocs, qui maîtrisent parfaitement les codes de l’informatique, font également un important travail de recherche pour acquérir la confiance de leur victime. Ils arrivent généralement à imiter la voix (à l’aide de vocodeurs) ou le style d’écriture du dirigeant, ont obtenu des informations personnelles sur ses activités, son lieu de vacances,... Ce qui a pour but de plonger le collaborateur dans une situation de confiance. Une fois le stratagème mis en place, le but est d’ordonner un virement sur un compte, afin de financer une acquisition ou un projet « totalement confidentiel » en urgence, et bien évidemment « de façon strictement secrète ». En utilisant un vocabulaire tel que « Je vous fais confiance », « Je compte sur vous » ou « Vous êtes un collaborateur sur qui je peux compter », le faux donneur d’ordre manipule sa victime et la place dans une situation de stress (urgence d’un ordre passé par sa hiérarchie).

Si la fraude au président est aujourd’hui un phénomène médiatisé, la fraude en lien avec les fournisseurs reste la plus coûteuse, dépassant souvent le million d’euros. Dans le détail, 1800 entreprises ont été victimes d’escroqueries aux faux ordres de virement depuis 2010.

Il existe des garanties pour actes frauduleux commis sur des valeurs ou des biens assurés par des préposés seuls ou en collusion avec des tiers, ou par des tiers seuls dans le but d’en tirer un profit illicite (escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux). Le courtier en assurance reste un interlocuteur de référence pour établir une solution adaptée à votre besoin.