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Assurance chômage : des négociations ardues pour une réforme complexe

L'assurance chômage, de nouvelles mesure à l'étude pour protéger les indépendants et les salariés démissionnaires
16/02/2018 - Etendre l’ouverture des droits au chômage : une promesse de campagne Cette semaine, syndicats et patronat se sont réunis pour finaliser une des grandes réformes sociales au programme du Président Macron : celle de l’assurance chômage. Depuis 6 semaines, les discussions ont permis de débattre les principales mesures proposées, à savoir l’extension des droits aux démissionnaires et aux indépendants.
 

Démissionnaires et indépendants : une réforme très encadrée

La prise en charge par l’assurance chômage des salariés démissionnaires était une promesse de campagne du candidat Macron. Pour encadrer cette mesure, l’exécutif a délimité un certain nombre de conditions. Le salarié démissionnaire ne pourrait en effet bénéficier de ses indemnités qu’une fois tous les cinq ans et sous réserve de présenter un projet de reconversion professionnelle justifiant sa démission. L’Unédic, organisme paritaire qui gère le dispositif d’assurance chômage, a estimé que cette réforme pourrait concerner 21 000 à 38 000 personnes par an, pour un coût estimé entre 140 et 680 millions d’euros par an selon plusieurs projections.

Le régime des indépendants est quant à lui très hétérogène. Il concerne les agriculteurs, les chefs d’entreprise, les livreurs,… Soit 3 millions de personnes au total qui obéissent à des modèles économiques différents (cotisations, droits,…), rendant une réforme complexe à opérer. L’objectif reste de sécuriser les personnes tentées de créer leur entreprise en leur accordant plus de protection sociale.
 

Contrats courts et contrôle des chômeurs, autres sujets de dissonance

Le contrôle des chômeurs en cas de recherche insuffisante ou de refus de poste est également au cœur des discussions. Mais le point le plus fragile de la réforme semble être le dispositif de lutte contre les contrats courts concernant principalement les secteurs de l’intérim, le spectacle, l’hébergement-restauration et l’hébergement médico-social. Sur ce sujet, aucun accord ne semble avoir été trouvé et les discussions devraient être renvoyées au 22 février.
 
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