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Gouvernance et risques internationaux : Comment sécuriser votre business ?

Une entreprise qui se développe à l’international ne parvient pas toujours à identifier et anticiper les risques à la fois internes et externes, des risques qui peuvent avoir des conséquences importantes pour l’organisation et ses dirigeants. Au cours de la conférence, quatre grands types de risques seront évoqués : la corruption ; l’origine des fonds ; les détournements d’actifs ; la fraude comptable et financière. Ces risques sont plus que jamais d’actualité, en particulier la lutte contre la corruption. La loi dite Sapin II a fait évoluer significativement le cadre juridique. Pour autant, ses dispositions ne sont pas toujours bien connues, bien comprises

la géopolitique des émotions 

Il y a encore dix ans, la cartographie planétaire des émotions apparaissait relativement simple : l’Occident se caractérisait par la peur, le monde arabo-musulman par le sentiment d’humiliation et l’Asie par l’espoir. Aujourd’hui, si la dimension des émotions semble plus légitime que jamais, les émotions elles-mêmes sont devenues plus complexes à appréhender. A titre d’exemple, on ne peut plus se contenter de parler de l’Asie comme du continent de l’espoir, puisqu’on y trouve un risque de guerre nucléaire autour de la Corée du Nord, et la montée d’un nationalisme de type religieux comme à Myanmar ou en Inde. 
 

L’accélération et la complexification de l’histoire

Le monde d’aujourd’hui traduit une double révolution : une accélération et une complexification de l’histoire. Quatre évolutions fondamentales, simultanées et interdépendantes expliquent cette accélération de l’histoire.
 
  • L’Occident n’est plus le coeur du monde
Le premier phénomène est un mouvement de plaques tectoniques à l’échelle géopolitique, qui fait que pour la première fois depuis le XVIe siècle, l’Occident n’est plus le coeur du monde et n’a plus le monopole des modèles. Pour autant, il est encore tôt pour évoquer le passage du flambeau de l’Occident américain vers l’Asie incarnée par la Chine.
 
  • L’implosion du Moyen-Orient
Le deuxième phénomène majeur est l’implosion d’une région : le Moyen-Orient (incluant le Maghreb, l’Afghanistan et le Pakistan), et ses conséquences en termes de fragmentation, de radicalisation et d’expansion. Cent ans plus tard, les frontières tracées par les Européens sur les ruines de l’empire ottoman sont de plus en plus contestées par les acteurs locaux et ne correspondent plus à la réalité des situations. En outre, cette fragmentation s’accompagne d’une tendance à la radicalisation des oppositions, entre shiites et sunnites, Arabes et Perses, modérés et radicaux, voire entre radicaux eux-mêmes. Cette radicalisation est indissociable de la notion d’expansion : le Moyen-Orient ne peut plus être défini comme une simple expression géographique.
 
  • Le retour de la Russie
Le troisième phénomène est le retour de la Russie, une puissance humiliée qui n’a pas accepté la fin de l’URSS. Comment traiter avec ce pays ? D’abord en comprenant la frustration nationale d’un peuple qui se caractérise entre autres par cette tradition slave de célébrer les défaites glorieuses et d’en faire des symboles identitaires. La Russie peut aujourd’hui sembler repue de ses succès géopolitiques (annexion de la Crimée et gestion de la crise syrienne), mais il n’en demeure pas moins indispensable de lui fixer des limites. Les Européens peuvent jouer ce rôle auquel les Américains ne semblent plus résister, celui qui consiste à tenir un discours de clarté et de fermeté à la Russie.
 
  • L’Europe, entre craintes et espoirs
En Europe, les motifs de crainte sont nombreux. Le continent est divisé entre le Nord et le Sud sur le plan économique, entre une Europe qui réussit derrière l’Allemagne et une Europe qui a échoué derrière la Grèce et qui ne s’en est pas totalement remise. De même, le continent se caractérise par de très forts écarts en termes de valeurs entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale et orientale. Il est également affecté par le flottement que connaît le Royaume-Uni après le Brexit. L’Europe ne pourra jamais se substituer aux États-Unis en termes de sécurité et de défense, mais a plutôt vocation à incarner un modèle de démocratie libérale face à la montée des populismes et des despotismes. L’actuel contexte géopolitique mondial semble ouvrir une fenêtre d’opportunité. Pour la première fois depuis plus de vingt ans, il redevient légitime d’éprouver un espoir prudent pour la France (suite à l’élection du Président) et pour l’Europe, qui a une chance de redevenir actrice de sa propre histoire. Cependant, même si les perspectives de l’Europe tendent à redevenir raisonnablement optimistes, le continent doit savoir faire preuve à la fois de modestie, parce qu’il n’est plus le coeur du monde, et d’ambition. Pendant très longtemps, l’Europe a concilié arrogance et complaisance. Désormais, elle doit avoir l’ambition de jouer un rôle beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Cela suppose qu’elle ne soit plus seulement un modèle – ce qu’elle voulait être hier –, mais également un acteur. 

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